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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 05:36
Nuit impossible dans une chambre ridicule. Les américains critiquent l'hôtellerie française sans visiblement connaître l'hôtel pourtant mythique de Monte Vista. Le programme annonçait - rétrospectivement, avec humour - cette ville de l’ouest américain a la particularité d’être coupée en 2 par la voie de chemin de fer qui traverse les Etats-Unis. A Flagstaff, le train siffle plus que trois fois… sans préciser par... minutes, de jour comme de nuit. Au petit matin, nous sommes crevés.

En quittant Flagstaff par la 40 en direction de l’ouest, on arrive à Bellemont où se trouve le site Pines Breeze Inn, où fut tournée une scène du film  "Easy Rider". Nous quittons la ville par la 180 et quittons par conséquent la 66. Nous grimpons aussitôt, traversant une forêt de pins et de bouleaux. La route serpente et je vois bien des phares de motos qui suivent. Lorsque Madjid s'arrête pour une séance photos, 3 Harley nous dépassent, nous laissant pantois ! Ce n'étaient pas les nôtres qui nous suivaient... Pas grave, suffit d'attendre. Les revoilà et en avant !
Jacques, chasseur, a l'œil exercé et tend le bras pour montrer aux néophytes que nous sommes, biches et cerfs. La route est magnifique. On se croirait presque en Suisse. Lorsque nous atteignons les hauts plateaux, les arbres disparaissent et laissent place à de l'herbe rase.
Et sinon, toujours le soleil… « …pas un brin d’herbe à l’horizon , des étendues de terres stériles, crayeuses, parfois légèrement veinées d’ocre pale, qui procurent un profond sentiment d’absolu, sous le soleil souverain, éblouissant » écrivait F. J. Temple en 1993 (dans « beaucoup de jours » aux éditions Actes Sud). Peu avant Vallé, nous nous arrêtons auprès d'un indian traiding.
Quelques instants pour acheter les souvenirs, faire des photos évidemment et Bruno qui répare sa radio... une clef anglaise de 5 kilos à la main !

Nous pénétrons à nouveau en Arizona. Cet état est surnommé par ses habitants, “Land of Room Enough and Time Enough” sans doute depuis l'œuvre éponyme de Richard E. Klinck. J’aime bien cette phraséologie courte et concise. La langue française ne peut pas s’aligner. J’ai beau tourner la phrase dans tous les sens, je ne vois pas comment la traduire autrement (et grâce à une amie, prof d’anglais) qu’ainsi « pays où il y a de la place pour tout le monde et où on a le temps de faire ce qu'on veut faire ». La lourdeur française est contraire à l’esprit même du sens !
Quoiqu’il en soit, la maxime fait long feu. Pour preuve, les difficultés que rencontrent les navajos sur leur territoire. Ils étaient moins de 10 000 quand la réserve de Monument Valley leur fut octroyée. Aujourd’hui, ils sont 10 fois plus. Les possibilités pastorales des terres ne leur permettent pas d’élever des troupeaux suffisamment conséquents pour assurer l’indépendance de cette communauté. Alors que faire, sinon attendre les subsides des aides gouvernementales. Du coup, a-t-on effectivement le temps de faire ce qu’on veut ? Ne serait pas plutôt ce qu’on peut ?
L’alternative qu’ont choisi les Hualapaï, dont la réserve est au nord de Peach Spring, un peu plus à l’ouest d’où nous sommes est le tourisme de masse. Cette tribu s’était déjà fait remarquer avec le « Skywalk », passerelle en verre s’avançant dans le vide au dessus du Grand Canyon. Aujourd’hui, ils projettent une autoroute, un musée, un hôtel et un club VIP… L’endroit va bientôt singer les parcs Disney, au grand dam des Peacock, Abbey et consorts dont je suis. Du coup la phrase “Land of Room Enough and Time Enough” s’avère beaucoup plus fondée ! Richard E. Klinck, son auteur, était un peu l’équivalent de nos feuilletonistes du XIXe et du début du XXe. Je me demande même si certains auteurs comme Albert Bonneau, Gustave Aimard ou Louis Boussenard (que de souvenirs de jeunesse !), ne se sont pas inspirés de cette littérature western, en oubliant d’ailleurs qu’elle répondait à la pensée transcendantaliste, largement ignorée en France. C’est peut-être pour cette raison qu’on ne publie plus ces auteurs. Il est vrai que le western, en littérature comme au cinéma, tend à disparaître, ou tout au moins à se transformer. Il devient plus respectueux de la nature. Même si l’individualisme forcené est toujours présent, il s’agit maintenant de lutter contre la société de consommation, les multinationales qui l’imposent inlassablement et non contre les« outlaws » ou les « peaux-rouges ». Les auteurs modernes, Jim Harrison, Edward Abbey, Rick Bass, O’ Brian, ne sont sans doute pas étrangers à cette évolution. Et les cow-boys ont disparu. Du moins, les vrais, les professionnels. Ceux que nous croisons n’en sont pas. Ils y jouent, dans ce parc, mot plus approprié car c’est ainsi qu’ils considèrent cette réserve d’une nature sauvage de plus en plus menacée, notamment par les motards que nous sommes. Rouler dans tous les sens au cœur d’un vaste parc de loisir car le temps nous est compté alors même que la nature des lieux inspire l’éternité. Nous ne sommes que des consommateurs de cartes postales. Ou, pour reprendre l’expression dEd. Abbey, des «explorateurs en chaise roulante ». Ce n’est pas plus épique que les touristes du cru qui ne peuvent envisager la visite d’un endroit s'ils ne peuvent l’atteindre en 4X4, le « bronco » moderne du cow-boy d’aujourd’hui. Les autorités de gestion des parcs eux-mêmes l’ont pris en considération, transformant les pistes en route, établissant des centres commerciaux de souvenirs, aménageant les points d’eaux en camping…
Doug Peacock avait raison !
Si un livre doit être lu avant de plonger au cœur de l’Ouest américain, « Désert Solitaire » d’ Edward Abbey que publia Hoëbeke en 1992 me vient immédiatement à l’esprit. Il y en a bien entendu d’autres… De grands auteurs américains ont été inspirés par ce concentré de merveilles géologiques. En fait, ils se connaissent tous, du moins ceux de la même génération, nés au XXe siècle. Jim Harrison est un compagnon de chasse de Doug Peacock. Peter Matthiessen est un de leurs amis. William Eastlake est un vieux copain d’Edward Abbey. Ce dernier est le père spirituel de Doug Peacock. C’est d’ailleurs Doug qui entreprendra l’ultime expédition dans le désert d’Ed… afin d’y ensevelir sa dépouille.
Ce qui fait la force de « Désert Solitaire » c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’un cantique à la beauté majestueuse de ces immensités. Il procure un sentiment de culpabilité et comme dit Peacock, il émane de l’œuvre un véritable « appel aux armes ». Parlant de leur amitié, Doug affirme « Nous partagions la même passion pour la vie sauvage, et nous haïssions tout ce qui pouvait la détruire. »
Abbey est surtout connu pour « le gang de la clef à molette » dont l’action se passe ici. Doug Peacock a servi de modèle pour le merveilleux héros de ce roman George Washington Hayduke. L’origine du « terrorisme écologique » est à chercher dans ce roman, pas autant imaginé qu’il n’y parait. La lecture des récits de Doug Pecock montre que la lutte contre les puits de forage, les fonderies, les mines à ciel ouvert, les barrages, les opérations de terrassement et de déboisage, était sinon habituelle chez les deux compères, du moins désirée projetée et souvent réalisée. Le F.B.I. rechercha d’ailleurs à les saisir la main au collet. Il est aujourd’hui reconnu que le mouvement radical « Earth first ! » s’est inspiré de cet ouvrage tout autant que de « Silent Spring », de Rachel Carson,  et des idées d'Aldo Leopold, En fait, si le mouvement écologique moderne est né des œuvres de Thoreau, Carson, Leopold et Muir, la feuille de route a été dictée par Ed Abbey, Doug Peacock, Rob Schultheis, Peter Matthiessen, Jim Harrison et tous les autres « nature writers ». Un terme que je préfère à ceux de « déçus de la société, d’anarchistes (quoique…), de doux sauvages, d’écrivains terroristes» et d’autres encore, entendus ou lus dans des critiques oubliant le message que porte l’œuvre, accusant la victime plutôt que le coupable, refusant à la littérature, l’expression d’opinions.
Que ceux-là aillent se faire foutre avec les   multinationales…
Nous arrivons au Grand Canyon et, de suite, direction l'aéroport. Nous avons en effet décidé de nous offrir le survol de ce lieu magique. Pas très en accord avec ce que je viens de dire. Mais puisqu'ils sont là, alors pourquoi pas. Et nous ne le regrettons pas !

C'est vraiment une expérience magique lorsque l'appareil franchit la ligne de crêtes offrant le vertige d'un à-pic de 1000 mètres. En fait de canyon, il s'agit d'une blessure béante et déchiquetée de milliers de canyons. Les immenses parois de grès et de calcaire surplombent de près de 1.000 m la rivière Colorado qui serpente au fond de cette titanesque plaie. Un aigle passe devant l'appareil. Est-il venu signifier sa désapprobation pour l'outrage que nous représentons ?

Le Colorado tire son nom de l’espagnol « coloré en rouge » que lui attribua le conquistador espagnol Hernando de Alarcón, qui remonta le fleuve sur plus de 160 km en 1540-1541. Cet explorateur, le premier à parcourir l’ouest des Etats-Unis le baptisa ainsi en raison de la couleur que donnent à l'eau les sédiments rouges qu'il charrie.
Mais sautons quelques décennies. Nous sommes en 1869. Dix hommes embarquaient sur quatre bateaux afin d'entreprendre une expédition particulièrement dangereuse sur plus de 1500 kilomètres au coeur des canyons inexplorés du Colorado. Trois mois plus tard, seulement cinq d’entre eux émergeraient des profondeurs du Grand Canyon. Leur chef, John Wesley Powell, âgé seulement de trente-cinq ans, était un héros de la guerre civile et un scientifique. Dès sa prime jeunesse, Powell avait manifesté un intérêt profond pour la nature sous toutes ses formes ; les phénomènes naturels, la botanique, la zoologie et la géologie. Original, passionné et d’une volonté inflexible, il était autodidacte et avait le génie de l’expérience du terrain, passant son temps aux collectes, aux observations et aux voyages. dès son adolescence, il se lance dans des expéditions, traversant le Wisconsin, l’Illinois, l’Iowa, escaladant l’Iron Mountain collectant les coquillages, les minéraux, les fossiles et toutes sortes d’objets d'histoire naturelle. Il affirmait avoir descendu le Mississippi, seul sur une barque en 1856 des Chutes de Saint-Antoine à son embouchure. L’année suivante il s’attaque au Fleuve Ohio, navigant de Pittsburgh à la mer. En 1858, il «fait» le fleuve Illinois. Pas étonnant qu’il acquiert alors une certaine notoriété dans le milieu scientifique qui, tout naturellement, le fera élire en 1859 à la Société d'Histoire naturelle d'Illinois.
En 1860, éclate la guerre civile. Powell est enrôlé dans la 20e compagnie des volontaires de l’Illinois avec le grade de lieutenant. Il prend part à la bataille de Shiloh. Gravement blessé devant Pittsburgh, il y perd son bras droit. Il retournera au combat manchot et combattra à Champion Hill puis Black River Bridge. Sa femme Emma le suit, car elle assure les soins dont il a toujours besoin. Après le siège de Vicksburg, il subit une seconde intervention, tant son moignon le fait souffrir. Plus tard, il est nommé major et chef d’artillerie, prenant part aux batailles d’Atlanta et de Franklin. A la fin des hostilités, il accepte un poste de professeur de géologie et de conservateur du musée de l’Illinois. Sans avoir été bachelier, il reçoit le titre de docteur des universités d’Harvard et d’Heidelberg en Allemagne grâce à la qualité de ses publications et de ses conférences. C’est vers cette époque qu’il songe à l’exploration du Colorado.
Le 24 mai 1869 Powell et neuf hommes qu'il a recrutés poussent leurs embarcations sur l’eau de la Green River.  Les quelques badauds qui assistent à cet embarquement sont persuadés de ne jamais revoir ces dix hommes. Outre Powell, l’expédition incluait son frère Walter et un groupe de trappeurs chevronnés que Powell avait recrutés au Wyoming : Oramel Howland, un trappeur, doué pour la chasse et qui devait assurer le ravitaillement de l’expédition. Seneca Howland, frère d’Oramel et trappeur également. Bill Dunn, un autre trappeur. Bill Hawkins, un trappeur assigné aux cuisines. Jack Sumner, un trappeur. Frank Goodman, un aventurier anglais, expérimenté au maniement des canots. Andy Hall, un jeune homme de 18 ans dont les dons de rameur avaient impressionné Powell. George Bradley, un soldat du fort Bridger qui avait accepté d'accompagner Powell en contrepartie d’une libération de son engagement dans l'armée des Etats-Unis.

Clem Powell en pleine lecture sur la rive du Cataract Canyon
L’expédition venait à peine de commencer que les problèmes surgissaient. L’expédition devait rapidement perdre une embarcation de transport dans des rapides que Powell nomma avec à propos, « Disaster Falls ». La plupart des provisions de bouche et du matériel scientifique tels que les baromètres furent perdus en quelques instants. L’une des tâches de la mission, cartographier le trajet, tombait (littéralement) à l’eau ! Moins d'un mois plus tard, l’un des dix, l’anglais Franck Goodman, s'approche de Powell et lui dit :
- j'ai eu plus d’émotions qu'un homme peut subir en une vie. Je vous quitte !".
Il avait sans doute pensé avoir épuisé sa dose de chance. L’abandon – ou l’excès de prudence - de cet homme n’allait pas le sauver. Il disparaîtra à jamais dans le dédale de ces canyons. Peu après, la Green River se jette dans le Colorado. Powell n’avait pas prévu le franchissement d’autant de rapides, de goulets et de roches traîtresses au sein du lit du fleuve. En fait, il s’agissait d’une succession d’épreuves et de dangers qui exténuaient les hommes, tant physiquement que moralement. Par précaution, se rendant compte que l’expédition pouvait purement disparaître dans les flots tumultueux, Powell décide de redoubler de prudence en assurant une reconnaissance et parfois un portage le long des rives, parfois même à flanc de falaise. Cela ne rassure pas les hommes. Un soir, après une journée exténuante et dangereuse, les frères Howland et Bill Dunn viennent trouver Powell.
Si nous poursuivons ainsi, nous mourrons tous »
Et ils tentent de dissuader le Major de poursuivre l’expédition. Powell, inflexible, refuse. Les trois hommes décident donc de quitter l’expédition le lendemain matin. Le lieu de cette séparation a été baptisé « Séparation Canyon ». Au petit matin, les trois hommes gravissent le canyon et disparaissent sur le plateau. Powell, avant de quitter le camp avait laissé une barque sur la rive au cas où ils auraient changé d’avis. Il n’en fut rien. Un groupe d’indiens Shivwits poursuivant des mineurs coupables du meurtre d’une femme Hualapai, les tuèrent par méprise.
Powell et les 5 hommes restants continuèrent leur dangereuse navigation et notamment le franchissement des deux derniers importants rapides.
Deux jours plus tard le 29 août, Powell et ses hommes atteignaient le confluant de la Virgin River et du Colorado (aujourd’hui submergé par le Lac). Ils y rencontraient des colons pêchant sur la rivière. C’étaient les premiers hommes qu’ils rencontraient depuis trois mois.
  
Quand leur retour fut connu, tout le monde salua l’exploit qu’ils avaient réalisé d’autant que peu les croyaient encore vivants. Powell devint un héros national.
Il prit le poste de directeur des Etudes géologiques américaines que Clarence King venait d’abandonner. Malgré les dangers encourus, l’écoulement des années sur son corps meurtri et les défis à la chance, Powell ne considérait pas les objectifs de sa mission acquis. Réalisant un circuit de conférence, il put lever des fonds pour une seconde expédition qu’exigeait sa détermination à dresser une cartographie complète. Elle eut lieu en 1871. Il en rapporta des cartes précises et de nombreuses données scientifiques. Il est vrai que les membres étaient plus des scientifiques que les précédents. Outre Powell, le groupe était composé de son beau frère et second, Almon Harris Thompson, surnommé le professeur, du géologue John F. Stewart, du cartographe S.V. Jones, de deux militaires, les capitaines Bishop et Dodds et des photographes Fred Dallambough et James Fennesmore grâce à qui nous pouvons voir ce qu’était une partie des canyons aujourd’hui engloutis. .


Quatre missions officielles d’exploration de l’Ouest américain furent entreprises entre 1867 et 18791 conduites, respectivement, par Clarence King, George M. Wheeler, Ferdinand V. Hayden et John W. Powell évidement.

En 1875 Powell publiait le récit de ses deux expéditions sous le titre de “the Exploration of the Colorado River of the West and Its Tributaries”, remanié et réimprimé in 1895 sous le titre de “The Exploration of the Colorado River and Its Canyons”.

Powell devait mourir d’une hémorragie cérébrale dans sa maison d'été de Haven dans le Maine le 23 septembre 1902. Sa femme Emma Dean, qu’il avait épousée en 1862 et leur seul enfant, Mary Dean, lui ont survécu. Powell a été enterré dans le Cimetière national d’Arlington réservé au héros de guerre ?
Music Temple - a side ravine in Glen Canyon. Aujourd’hui au fond des eaux du lac Powell, cet endroit avait servi d’abri aux membres de la première expédition les 2 et 3 août 1869. Ceux de la seconde expédition trouvèrent gravées sur la roche les initiales des membres Dunn et Howland qui refusèrent de suivre Powell et tombèrent sous les flèches indiennes).
Colorado River, Glen Canyon, Sentinel Rock. Mouth of Sentinel Creek, between the Crossing of the Fathers and the Paria, right bank
Au retour, après l'achat du DVD du vol, nous filons nous restaurer. Il est déjà 14H30... Puis partons à la découverte du Grand Canyon du sol. La circulation est réservée aux autobus du parc. Pas de moto pour cette fin de journée. Du coup, nous nous noyons dans un flot immense de touristes de toutes nationalités qui attend patiemment l'arrivée d'un bus, puis d'un autre. Le troisième sera le bon... Nous descendons presque au terminus et remontons la crête sur 2 ou 3 kilomètres avant que le soleil ne se couche.  Mesas, dômes, éperons ciselés dominent des abîmes où la roche joue avec des couches sédimentaires multicolores auxquelles le soleil couchant délivre des nuances variées suivant l'exposition. Gigantesque journal froissé de roches désertiques, la civilisation est malgré tout omniprésente par l'incessante rumeur qui perdure au delà des zones touristiques.
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Il est probable que, pour entendre enfin le silence naturel sans fracas humain, il soit nécessaire de descendre au fond du canyon. Cela nous est impossible. . Il parait qu’il est fréquent de rencontrer des « skunk », ces moufettes ou putois blanc et noir qui était un personnage de choix des « cartoonists » américains. Nous ne verrons QUE des biches et des cerfs...

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Mais pourquoi ai-je ces a priori négatifs ? Pourquoi ne pas positiver ? Pourquoi perdre ce regard romantique qu’avait si bien Thomas Moran ?
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Allez, il est encore plus de minuit. Dodo ! Et à demain, si je trouve un Wifi à portée..

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Published by Patrick - dans Chautauqua
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commentaires

annie klein 22/09/2009 18:33


Un petit "klein" d'oeil pour vous deux et merci de nous faire participer à ce magnifique voyage (commentaires et photos super ) .Alors MC tu vas devnir une experte en moto .Patrick ,il n'y a que
toi pour trouver une boite aux letrres à ton nom ! Bon le weeck end prochain vous mangerez autre chose que de la salade et du steack trop cuit .
à samedi . bises


rosine/marcel 20/09/2009 17:02

Aprés la qualité de l'hotellerie et de la restauration nord américaine, nous sommes étonnés que tu ne nous ais pas encore parlé du café.....A moins que tu te sois converti au brevage coloré que les américains apellent café et qui ressemble plus à de l'infusion.
Merci à MC pour tes observations réalistes et à Patrick pour tes recherches bibliographiques.
A propos, MC, comment as tu vécu tes deux baptémes, moto et hélicoptère dommage tu aurais peut être pu tester aussi le radeau sur le colorado, ca semble assez cool d'aprés le recit de Patrick
Courage MC, Vegas n'a jamais été si proche!

Andrée-Pascale et Jean-Marie DESICY 20/09/2009 11:54

Le bol... vous avez survolé le grand Canyon en hélicoptère ! Lorsque nous y étions, il y a eu trop de vent... Nous avons quand même, le lendemain, survolé le lac Powell (époustouflant).
Encore quelques commentaires de Marie-Claude, si c'est possible, et toi, Patrick, tu m'épates. Si, si, je le reconnais (comme quoi, je ne suis pas toujours foncièrement de mauvaise foi).
Bises

Peter 20/09/2009 11:12

Flagstaff => Stephen King - "Le fléau" ( pour ceux qui lisent ce GENRE de livre ;-) )

jerome 20/09/2009 10:11

Bientôt la fin, as tu dormi dans la chambre de Gary cooper ou de John Ford au Monte Vista. Le mythe de cet hotel est égal au quitsch de ces tapisseries.
Le meilleur est encore à venir.
Peut etre pourras tu remplacer Madj l'année prochaine si nous avons besoin d'un accompagnateur ;-)

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