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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 02:44
Après une nuit entrecoupée de réveils dus au décalage horaire et après un petit déjeuner copieux, nous voilà prêts à repartir.
 Nos vêtements de la veille sont encore trempés, mais heureusement, j'ai prévu du rechange (cela contre l'avis de Pat qui pensait que , vu le beau temps que nous allions avoir, pourquoi se charger : une bonne crème solaire, une chemise et vogue la galère!).
Et, justement la galère, parlons-en !
Après avoir enfilé nos bottes, toujours mouillées, nos polaires, notre KWay (pantalon et veste), hein, Pat, heureusement ......., nous voilà repartis, sous la pluie , moins forte, il est vrai, mais, en plus, il faisait froid et là, je me suis dit "mais qu'..............f......là".
 Puis le ciel à commencé à s'éclaircir, et oui, un coin de ciel bleu est apparu (non, je ne blague pas !) et ça a commencé à devenir sympa surtout quand le soleil s'est mis à chauffer.
Je passe sur l'ornière pleine d'eau dans laquelle nous sommes passés et qui a moucheté de boue motos et passagers (la communion avec la nature !), l'après-midi a été très agréable puis vers 17 heures, il a commencé à faire frais, puis froid, nous nous sommes arrêtés pour nous vêtir et sommes repartis vers une station d'essence où un vieux monsieur nous a avertis qu'il pleuvait sur Santa Fé donc re-KWay (haut et bas) et effectivement, en l'espace d'un quart d'heure, la grêle (eh oui) s'est abattue sur nous et nous a transformés en passoires. Nous sommes enfin arrivés à l'hôtel.......mouillés! mais avec des coups de soleil sur le visage.

Bilan : quand j'entends que quand on fait de la moto, il faut partir léger, ça me laisse perplexe : on passe son temps à s'habiller , à se déshabiller, à faire sécher donc il faut du rechange !! et une bonne crème pour le visage car la peau en prend un coup aussi;
Par contre quand il fait beau, j'avoue : c'est chouette.

A après-demain (demain journée repos à Santa fé) : avec un peu de chance on aura de la neige et/ou du verglas.
Bises

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Published by Aimcy - dans Prise en main
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 16:51
Première vraie journée de moto.

Patrick m'avait dit "tu verras, la moto, c'est super, tu es libre, en communion avec la nature, les éléments....." Eh ben........IL AVAIT RAISON !!!!

Départ le 12 septembre à 8 heures du matin : les selles sont toutes mouillées donc première séance de ménage, puis nous partons.
C'est vrai que la moto est très confortable pour le passager : on est bien assis, rien à dire!
Premiers kilomètres : ben, pas si mal et quand on sera sorti de la ville et de la circulation, ça devrait le faire !
Toutes ces petites gouttes venant caresser mon visage,  troubler ma vue puis se mettre à piquer puis à cingler me rappellent ce que Pat m'avait dit pour me décider à venir . "En communion complète" et ce jour là, pendant environ 450 km (sur les 550 prévus) c'est à dire pendant 8 heures car ici, la vitesse est très règlementée, donc j'ai pu profiter et là, je me suis dit "mais qu'est ce que tu f... là!"
Premier arrêt, pour déjeuner : après vidage des bottes, essorage des vêtements, essuyage des lunettes, quelques éternuements, nous déjeunons (cf le récit de Pat) puis repartons, trempés, sous la même pluie battante mais avec une variante, le vent !!! Je l'avais oublié celui-là : je commence à avoir froid, je ne vois rien du tout (heureusement qu'il paraît que le paysage n'est pas génail dans ce coin)  et là je me dit encore"mais qu'est ce que tu f.... là?"
Arrivés à Amarillo vers 17h30, j'avoue que j'en ai plein les bottes (au propre comme au figuré !!) Je suis trempée comme une soupe, transie jusqu'aux os et ne comprends toujours pas la passion qu'ont les motards pour cet engin, très beau au demeurant. Heureusement que le groupe est sympa : c'est déjà çà !

Pour ce qui est du physique, j'avais peur d'avoir mal aux fesses mais comme on est bien assis, pas de problèmes :elles sont juste un peu mouillées mais ce n'est pas dû à la trouille mais au temps (aucune photo ne sera publiée !), le dos va bien aussi (j'avais pris une ceinture lombaire !) mais j'ai eu très mal aux adducteurs : rester près de 8 heures les cuisses écartées (même dans mes rêves les plus fous, je ne l'avais jamais pensé, cru, ni même espéré ), ben ça fait mal !!! On a du mal à reprendre une position normale en descendant de la moto et on marche un peu les fesses en arrière et les jambes écartées, en fait on garde un peu la position du siège !!! Faut aimer ! Ca donne un genre !
Bon allez un Doliprane 1000, une boisson chaude et au lit !! On verra demain !
Aimcy


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Published by Aimcy - dans Prise en main
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 04:09

Au dessus de l’atlantique

J’ai laissé mon bouquin pendant quelques instants pour réfléchir à ce qui nous attend. Nous sommes dans les airs au dessus de l’Atlantique et je ne peux me détacher de l’impatience d’atterrir qui m’empêche de me détendre. Je ne suis pas sûr que le seul fait d’enfourcher la moto soit la seule raison de cette hâte. Pourtant je m’y vois déjà.

La route 66 quitte Chicago et s’élance sur un parcours de 4000 kilomètres environ, dans une traversée de 8 états avant d’atteindre Los Angeles. Nous ne devons en parcourir qu’une petite portion, entre Amarillo, Texas ("The lone star state") et Flagstaff, Arizona ("The Grand Canyon State"), la quittant pour s’imprégner alors en Utah ("Beehive State"), au Nouveau-Mexique (" the land of the enchantement ") et au Colorado ("The Centennial State"), de la magie que portent les plus célèbres paysages des Etats-Unis, peut-être même du monde  avant de terminer notre périple à Las Vegas, au Nevada ("Silver State") ! Cinq états tout de même ! Et tout en Harley ! Ce n’est pas seulement un voyage géographique. Il est tout autant historique, même si la période concernée est relativement courte. Par sa richesse en évènements et en symboles, elle nous est très proche, question de culture. L’impérialisme américain se niche partout. Pensez donc ! Entre les guerres indiennes, la guerre de sécession, la légende et la réalité de la conquête de l’ouest, quel voyage !

C’est tout cela que promet ce petit séjour, si toutefois notre avion arrive à destination. Après les accidents récents des airbus et bien que nous soyons à bord d’un Boeing, nous pensons fatalement à… une autre issue… fatale. Avec un tel programme, ce serait quand même dommage !

On a quitté Roissy ce matin un peu avant midi. Nous arriverons en principe un peu au delà de 15 heures. Le temps de sortir, de récupérer nos montures et de rejoindre le quartier d’Irving où se trouve notre hôtel où nous dînerons, pas mal d’heures se seront écoulées… Je me demande dans quel état nous serons. Il faut à tout prix que je dorme un peu.

Nos montures

J’ai toujours piloté des japonaises, sans vraiment les apprécier. Je n’ai aucune velléité d’établir des records de vitesse. Ce que j’aime dans la moto, c’est le souffle d’air qui baigne mon visage, les odeurs qui se mêlent sans cesse et l’absence de tout ce qui pourrait gêner la contemplation du paysage. Pour des raisons évidentes de maniabilité indispensables à la conduite parisienne, mes japonaises ont toujours été le choix incontournable. Je vais donc sans doute être comblé, pour la première fois de ma vie. L’Harley, avec son confort, sa conduite toute en douceur, devrait me convenir en tout point. Encore faut-il voir l’engin, où plutôt le modèle…

En principe, nous avons le choix entre l’Electra Glide, genre paquebot de croisière, la Softail Heritage classic, une Harley plus dans l’esprit des anglaises et enfin une Road King, une Harley version californienne. Vu que nous sommes deux, je pense qu’on nous attribuera la première.

l’Electra Glide, est une Mercedes de la route malgré quelques vibrations dues au Twin Cam. Quant au grondement, il participe à la sensation de sécurité qu’apporte un fauve de compagnie. Mon seul souci est de tester son comportement ailleurs que sur les « highways ». Pourvu que les tronçons de la 66 soient carrossés !

La Softail Heritage classic est une Harley moins gros cube. Pas de vibrations, et le moteur à la hauteur d’une machine particulièrement agréable sur petites routes. Il n’est pas nécessaire en effet de rétrograder à l'entrée d'un virage, ni de passer le rapport supérieur à sa sortie, le gros couple du moteur permet de jouer simplement avec le volume des gaz. Plus légère, sera-t-elle suffisante pour nous deux, d’autant que le siège arrière est ridicule. Faire plus de 3000 kilomètres dessus est réservé aux culs tanés de cow-boys endurcis. Marie Claude n’est pas de ce genre !

La Road King, enfin, est une reine de la route. Confortable à souhait, douée d'un caractère bien trempé et à l’aise quelque soit la route. L’idéal peut-être sauf que là aussi, le passager risque de s’y échauffer le derrière.

Je n'ai aucun idée de l'heure. Il doit rester tout au plus 2 à 3 heures de vol. Pour l'instant tout se passe bien. Nous sommes partis depuis plus de 6 heures et nous sommes toujours au mitan de la journée. L'ombre sur le soleil derrière les hublots n'a pas bougé d'un iota depuis notre départ. Et si la planisphère qui illustre le progression de notre vol avance lentement vers l'ouest, le halo lumineux symbolisant le jour reste fixé sans discontinuer sur le petit avion. Nous sommes à bord d'un Boeing 767 qui n'est pas totalement rempli. Nous disposons ainsi de 3 places centrales. Pratique.

Lecture du Monde, du Figaro, de Libé dont je découvre la nouvelle maquette guère transcendantale. Le repas servi peu de temps après notre décollage était correct. Aimcy me regarde avec un petit sourire et me dit « il vient de France ».

Je laisse tomber journaux et revues et attaque le « traité de Zen et de l'entretien des motocyclettes ». Et tout de suite après quelques pages, je décide de structurer cette relation de voyage en chautauqua. Faut lire le bouquin pour comprendre... L'autre livre qui m'accompagne est « Jeu et théorie du duende » de Lorca. Ces titres laissent Aimcy dubitative.


Enfin, Dallas ! Le groupe qui était disséminé dans l'avion se réconstitue. Très grosse attente à  la douane ou l'on prend nos empreintes digitales et notre portrait. Un bus nous attend. Et tout de suite direction le loueur de moto. Premières vues des routes américaines... c'est pas triste. Je me demande comment nous nous retrouverons dans ce dédale de voies en tout sens.


C'est finalement des Electra Glide que nous touchons... La notre est noire. Très belle... Très lourde... Mais dès les premiers tours de roues, malgré l'appréhension, malgré le nombre de commandes au guidon comme ailleurs, la conduite est facile. Et Aimcy s'en tire pas trop mal.


J’ai noté avec grande attention le costume officiel des motards version féminine. Malheureusement, aucune, autour de moi, ne semble être prête à l’endosser, chose pourtant à priori aisée…

Dommage car je pense qu’il offre un confort incomparable pour le dos du pilote !


L'appréhension revient lors des feux rouges ou des virages brusques. Elle est quand même lourde !Mais dès que la route s'ouvre, droite et large, quel plaisir !

Nous n’allons toutefois pas bien loin. L'hôtel Hampton Inn n'est qu'à quelques kilomètres.

Première soirée aux « States ». L'orage gronde, les effets pernicieux d'un ouragan sur la Floride, dit-on. On verra cela demain. Et fin du premier chautauqua !

A demain

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Published by Patrick - dans Prise en main
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